1936 · USA

Margaret Hamilton

Ingénieure logicielle américaine, directrice du logiciel embarqué Apollo 11 à la NASA et fondatrice du terme « software engineering »

Margaret Hamilton
Unknown author — CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Diplômée d'Earlham College en mathématiques avec une mineure en philosophie en 1958, Margaret Elaine Heafield Hamilton commença sa carrière au MIT en travaillant pour Edward Norton Lorenz sur des logiciels de prévision météorologique. Entre 1961 et 1963, elle rejoignit le projet SAGE — Semi-Automatic Ground Environment — aux Lincoln Laboratories, où elle programma l'ordinateur AN/FSQ-7 pour le système de détection aérienne de l'armée de l'air américaine. Cette expérience sur des systèmes en temps réel, où chaque défaillance avait des conséquences militaires immédiates, forgea sa rigueur dans la conception de logiciels critiques. En 1963, Hamilton intégra le Laboratoire d'instrumentation du MIT, alors en charge du développement du logiciel de guidage pour le programme Apollo. Elle gravit rapidement les échelons pour devenir directrice de la division du génie logiciel, responsable de l'ensemble du code embarqué des missions Apollo et du programme Skylab. Face à des collègues qui traitaient encore le logiciel comme un domaine secondaire, Hamilton insista pour lui appliquer les mêmes méthodes de vérification formelle que le matériel. C'est elle qui forgea le terme « software engineering » pour élever la discipline au rang des autres branches de l'ingénierie. Sa contribution la plus décisive eut lieu le 20 juillet 1969, lors de la descente lunaire d'Apollo 11. À trois minutes de l'alésage, l'ordinateur de guidage commença à générer des alarmes de surcharge. Grâce à un système de priorités qu'Hamilton avait conçu — permettant à l'ordinateur de suspendre les tâches non essentielles pour préserver les fonctions critiques —, la mission ne fut pas interrompue et Neil Armstrong posa le module lunaire comme prévu. Hamilton fonda ensuite Higher Order Software en 1976 et Hamilton Technologies en 1986, et reçut la Médaille présidentielle de la Liberté des mains de Barack Obama en 2016.

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